Plongez dans l’actualité, les infos, de l’époque du costume porté : 1850
1850
Quand un costume raconte une passion.
Née à Clamart, Gwenaëlle puise pourtant ses racines en Bretagne. Ses grands-parents maternels étaient originaires de "La Feuillée", dans les Monts d'Arrée, où elle passait toutes ses vacances auprès de sa grand-mère Jeanne. C'est elle qui lui apprend ses premiers pas de gavotte montagne et d'andro avant de l'emmener à son premier fest-noz à 9 ans.
Une révélation qui ne la quittera plus. Aujourd'hui encore, Gwenaëlle voit dans sa passion une façon de faire vivre l'héritage de sa grand-mère.
Rambolitaine, elle réalise ses premiers pas de danse au sein du cercle celtique Kan Breizh de Rambouillet, pour son loisir. Puis elle réalise son projet familial et s'installe à Fouesnant en 2014. Elle y vit toujours et exerce les fonctions de directrice des ressources humaines dans la fonction publique territoriale. Elle rejoint le cercle celtique Ar Pintiged Foen en 2020 où elle retrouve le plaisir de danser et de partager sa passion.
Le costume qu'elle présente est une reproduction d'un costume de cérémonie de Fouesnant datant des années 1850.
Elle résume son attachement en quelques mots : « C'était mon coup de cœur. » Séduite par sa dominante rouge, qui contraste avec les costumes bretons noirs en velours qu'elle connaissait davantage, elle apprécie aussi ses galons colorés qui soulignent la jupe, les manches et le col.
La tenue est construite par superposition.
Deux jupons de couleurs différentes servent de base et sont recouverts d'une jupe rouge en drap de laine, dont le bas est décoré de plusieurs galons colorés. Le haut associe une camisole rouge à un gilet noir, lui aussi en drap de laine, auxquels s'ajoutent un tablier plissé et coloré ainsi qu'un col de taille moyenne qui équilibre l'ensemble.
La coiffe demande, elle aussi, un soin particulier.
Elle repose sur un double bandeau : un premier, blanc, entoure la tête ; un second, rouge et orné d'un galon coloré, vient s'y superposer. Deux petites ailettes amidonnées y sont fixées avant que l'ensemble ne soit maintenu à l'aide de longues épingles.
La coiffe est ensuite formée de deux larges pans, appelés « ailes », réunis par un fin ruban rouge. Ce ruban constitue l'une de ses particularités, car les autres coiffes fouesnantaises sont généralement agrémentées d'un ruban bleu. « C'est un costume que je ne connaissais pas, qui change un peu des costumes noirs en velours », explique-t-elle.
Et d'ajouter : « J'aime aussi beaucoup le mouvement de la jupe quand on danse. »
Ce costume accompagne Gwenaëlle lors de ses premiers spectacles avec le cercle celtique de Fouesnant. Depuis, il reste étroitement lié à ses débuts sur scène.
Plus qu'une tenue de cérémonie, il est devenu, à ses yeux, le symbole d'une passion née dans les Monts d'Arrée et qu'elle continue aujourd'hui de faire vivre à Fouesnant.