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Plongez dans l’actualité, les infos, de l’époque du costume porté : 1900

 

1900

 

Un costume de mariée glazik, mémoire vivante d’un terroir.

À 24 ans, Margaux est l’une des danseuses des Eostiged ar Stangala, cercle celtique de Quimper fondé en 1948 et figure majeure de la danse bretonne. Élue reine de son cercle en 2025, elle a représenté les Eostiged lors de l’élection de la Reine de Cornouaille, rendez-vous culturel où les candidates sont appelées à défendre le patrimoine de leur terroir autant que leur maîtrise du costume traditionnel.

Le vêtement qu’elle porte est une reconstitution d’un costume de mariée du pays Glazik, daté de 1900. Réalisé à partir d’une photographie d’un couple quimpérois de cette époque, il restitue une silhouette sobre, peu chargée en broderies, dont l’élégance repose sur l’équilibre des matières, des couleurs et des détails.


 
Lévénès de Cléden Un costume de mariée glazik, mémoire vivante d’un terroir.
 

L’une des particularités de cette mariée réside dans sa coiffe. Celle que porte Margaux est une pièce d’époque. Alors que les mariées glazik portent le plus souvent des lacets de mariage perlés épinglés à la parure de cou, elle présente des lacets en filet brodé, un détail original qui en fait toute la singularité. 

Margaux a eu la chance de porter un corselet authentique en drap de laine noir et velours piqué. Il conserve, au dos, la « baguette », empiècement caractéristique du costume glazik. Le gilet, reconstitué pour l’occasion, reprend des motifs de perlage inspirés de la photographie d’origine et d’autres exemples conservés du pays Glazik. Deux boutons dorés viennent souligner son encolure.

 

La pièce maîtresse demeure toutefois le tablier, confectionné en soie brochée fleurie. Les bandes de velours qui dessinent la ceinture et les poches respectent le montage propre au pays Glazik. Une dentelle métallique à motif de coquilles vient enrichir l’ensemble. Margaux a elle-même réalisé le plissé en nid d’abeille, indispensable pour donner au tablier son volume et son mouvement. Un ruban ivoire, couleur traditionnellement appréciée des mariées, complète l’ensemble.

Ce costume possède également une forte valeur personnelle. C’est celui qu’elle a choisi de porter pour représenter son cercle lors du Festival de Cornouaille, un moment marquant dans le parcours d’une danseuse. Entrée aux Eostiged ar Stangala en 2007, dans les pas de son père qui y dansait déjà dans les années 1990, Margaux continue aujourd’hui de faire vivre ce patrimoine, aussi bien sur scène qu’au sein de l’association, où elle participe notamment à l’animation des réseaux sociaux et à l’encadrement du groupe loisirs.

 
 
 
 
 
 

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